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Les Tableaux du legs Wittert
1
: L'Amour
inégal
2 : Sainte Famille
3 : Madone à l'Enfant
4 : Annonciation
5 : Donateur en prière,
présenté par un saint
abbé
6
: Saint Christophe dans un paysage avec
diableries
7 : Madone à l'Enfant avec le petit
saint Jean Baptiste
8 : La Vierge et l'Enfant dans un jardin
9
: Deux vieillards aveugles en
prière
10
: La Vierge et l'Enfant avec saint
Joseph
(atelier de Bernard van Orley)
11 : Dame en atours du XVe siècle
12 : Adoration des Mages
13
: Diptyque satirique
flamand
14 : La Vierge et l'Enfant aux fruits
15 : Le Prophète Daniel
16 : Le Prophète Isaïe
17 : Salomon sacrifiant aux idoles
18 : L'Embaumement du corps du Christ
19 : Nativité
20
: Sainte Anne et saint
Joachim
21 : Saint Jérôme dans sa
cellule
22
: La Sainte
Famille
23 : La Résurrection du Christ
24
: Saint François d'Assise recevant les
stigmates
25
: Adoration des
Mages
26 : Un pélerin
27 : La Sainte Trinité
28 : La Pénitence de saint
Jérôme
29
: Jésus au jardin des
oliviers
30
: Lamentations sur le corps du
Christ
31 : Portrait de Bernt Knipperdollinck
32 : Saint Théodore
33 : Adoration des Mages
34
: Saint François recevant les
stigmates
35
: La Vierge et l'Enfant à la grappe de
raisins
36
: Madone à l'Enfant, par Girolamo Marchesi
da Cotignola
37
: La Naissance de la
Vierge
38
: Une poule couvant des
fous
39 : Jésus devant ses juges
40 : Saint Jérôme dans sa
cellule
41 : Damnés précipités en
enfer
42 : Conversion de saint Hubert
43 : La mort du juste
44 : Les oeuvres de miséricorde
45 : Paysage maritime au saint
Christophe
46 : Le Miracle de la Lactation de saint
Bernard
47 : Le Repos pendant la fuite en Egypte
48 : Nativité
49 : Judith
50 : Sainte Famille aux fruits
51 : La Fuite en Egypte
En dépit de la qualité et de
l'intérêt historique de la plupart
d'entre eux, aucun des cinquante et un tableaux de
la donation Wittert n'est de la main d'un grand
maître. Dilettante
invétéré, Adrien Wittert
aurait acheté ces panneaux selon l'impulsion
du moment. Certes, on ne peut lui reprocher un
manque de goût, la qualité de sa
collection d'estampes l'atteste. Toutefois, il est
certain que les critères
d'appréciation du siècle passé
n'ont plus rien de commun avec les nôtres.
Une simple parenté de style, un simple
détail faisaient aisément attribuer
un tableau à un grand maître, d'autant
que les amateurs de l'époque ne
possédaient pas les moyens de comparaison
actuels, comme les reproductions photographiques.
C'est ainsi, par exemple, que Le miracle de la
lactation de saint Bernard (inv. 46) avait
été attribué à Jean
Gossart, dit Mabuse (vers 1478-vers 1536) et que La
Vierge et l'Enfant à la grappe de raisins
(inv. 35) le fut à Lancelot Blondeel
(1595-1581).
Les panneaux sont, en général,
l'oeuvre d'épigones de maîtres connus,
des oeuvres d'atelier, des copies d'époque
destinées à un public moins
sourcilleux, ou même des faux du
siècle dernier. La collection dénote
une certaine homogénéité, car
le support de presque toutes les peintures est le
bois. De plus, celles-ci ont, dans une large
majorité, des sujets religieux pour
thème, avec notamment un penchant pour
l'iconographie mariale.
Plusieurs panneaux ont subi des restaurations
plus qu'abusives. En fait, au XIXe siècle,
il n'était pas rare qu'à la demande
d'un propriétaire, un tableau soit
complètement repeint pour le mettre au
goût du jour. Il pouvait être ainsi
agrandi, rogné ou nanti d'un nouvel
élément pictural. Il semble que
Wittert ait fait réencadrer et "restaurer"
par une même main une série de ses
tableaux, à un point tel que les parties
originales se limitent à bien peu de choses.
A l'initiative du professeur Jacques Stiennon,
plusieurs oeuvres ont été
analysées par l'Institut royal du Patrimoine
artistique. Les travaux de Pascal Joannès,
de Dominique Allart et de Benoît Wéry,
au début des années '80, ont permis
de préciser la connaissance technologique de
quelques pièces, par l'emploi de
méthodes scientifiques d'investigation.
Enfin, l'état de conservation des tableaux
était contrôlé par Jacques
Folville, qui a pratiqué des interventions
quand il le fallait. Signalons encore qu'il
n'existe qu'un seul catalogue de cette collection
de tableaux. Il est dû à Léon
Dewez, et a été publié en
1949.
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