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Université de Liège (Belgique) - Collections artistiques - Florilège

François MARÉCHAL (Housse, 1861 - Liège, 1945)

François Maréchal
Première période liégeoise
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1888 - 1889 - 1890 - 1891 - 1892 - 1893 - 1894 - 1895 - 1896 - 1898
Séjour en Italie
Deuxième période liégeoise - 1906 - 1911 - 1913 - 1925 - 1927 - 1928
Dessins - Monotypes


Première période liégeoise (1888-1902)

De 1888 à 1902, François habite la cité antique du Perron. Afin de renouveler son inspiration, il parcourt la ville dans tous les sens. Dans ses nombreuses oeuvres, il tente d'exprimer les émotions, les sensations, les couleurs que lui suggère son environnement. Sa technique de prédilection est l'eau-forte, et dans une moindre mesure la pointe sèche ainsi que l'aquatinte. Pour ne pas perdre en spontanéité, Maréchal grave d'après nature directement sur la plaque en cuivre. Ce procédé a pour inconvénient majeur de provoquer une inversion de la composition lors de l'impression. A cette époque, l'engouement du public pour ce genre de représentations inversées est loin d'être unanime.

De 1888 à 1895, Maréchal se consacre donc à la représentation de Liège et de sa banlieue. De jour comme de nuit, il nous dépeint la cité avec ses quartiers populaires, ses coins pittoresques, et ses boulevards. C'est l'occasion pour lui de jouer avec la lumière en travaillant sur les clairs obscurs.

Il aime Liège certes, mais aussi son fleuve la Meuse soulignée par ses quais, ses ponts et ses enfilades de réverbères (Tombée de nuit, vallée de la Meuse, 1897). Il chérit également le pays industriel en gravant des vues de terrils de la région d'Ougrée, de Seraing ou encore de Tilleur (Les hauts fourneaux, 1891). Lors de ses courts séjours à Hermalle-sous-Argenteau et à Wandre, il est inspiré par les paysages ruraux. Il grave notamment des coins de nature sauvage et de nombreux réverbères éclairant furtivement des chemins de campagne isolés (Chemin du Pery, 1898).

A partir de 1895, après s'être consacré aux vues de Meuse rurales, urbaines et sidérurgiques, il s'attaque aux représentations de personnages féminins. Il s'intéresse plus particulièrement à la femme dans son quotidien, sur les quais, dans la rue, ou à son travail. Enfant du peuple, il éprouve de la sympathie pour les humbles et les déshéritées. Réceptif à leurs souffrances, Maréchal les représente telles qu'elles sont, sans hypocrisie ni concession. S'il grave la femme au travail, il n'est porteur d'aucune cause sociale ou politique. Selon lui, ce genre de considérations fait perdre à un artiste l'essence même de son art. Les sujets envisagés sont nombreux, de l'ouvrière usée par le poids du labeur dans Chercheuses d'escarbilles (1901), à la femme déchue et miséreuse dans L'épave (1895). Avec l'oeuvre Fin d'hiver (1895), Maréchal s'oriente vers un troisième type féminin, celui de la bourgeoise élégante et discrète.


Notices rédigées sur base de :

Caroline FRANCOIS (2ème licence en histoire de l'art et archéologie, syllabus, cours d'histoire de la gravure, Université de Liège, année académique 1999-2000)


Université de Liège - Service des Collections artistiques - E-mail : wittert@ulg.ac.be

Page créée le 11 février 2000 - modifiée le 12 mars 2003


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