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Université de Liège (Belgique) - Collections artistiques - Florilège

François MARÉCHAL (Housse, 1861 - Liège, 1945)

François Maréchal
Première période liégeoise - 1888 - 1889 - 1890 - 1891 - 1892 - 1893 - 1894 - 1895 - 1896 - 1898
Séjour en Italie
Deuxième période liégeoise - 1906 - 1911 - 1913 - 1925 - 1927 - 1928
Dessins - Monotypes



François Maréchal, vu par Jacques Ochs (1910)

François Maréchal naît le 7 janvier 1861 à Housse, un petit village près de Dalhem. Son père Mathieu Maréchal, maître armurier, possède une petite entreprise familiale. En 1873, à 12 ans, ne montrant aucune aptitude pour l'école, il entre comme apprenti dans l'atelier paternel. Durant une année, son père lui inculque les rudiments de la gravure sur arme. Le métier ne l'intéressant pas, il quitte l'entreprise.

Au début de l'année 1877, la famille Maréchal quitte Housse et s'établit au Mont Saint-Martin à Liège. A cette époque, François exerce la profession de peintre en bâtiment pour subvenir aux besoins de sa famille. Plus tard, après avoir joué le "klach-façade", il décore les intérieurs bourgeois.

En 1879, sur les conseils du peintre décorateur Delbeeke, il s'inscrit aux cours de peinture de l'Académie des Beaux-Arts. Maréchal y suit l'enseignement de Jean-Mathieu Nisen et de Charles Soubre. Peu assidu, il remporte néanmoins un premier prix de composition historique, ex-aequo avec
Auguste Donnay (1862-1921), pour son oeuvre Le triomphe de Joseph. De son enseignement académique, François Maréchal ne retient guère que l'art du dessin. Artiste spontané, il ne s'intéresse pas à la peinture d'histoire mais aux paysages que lui offre son quotidien au sein de la cité ardente. En 1886, il quitte l'Académie. Deux ans plus tard, conseillé par Adrien de Witte, il s'adonne à la gravure.

En 1889, sa première exposition a lieu à la "Société d'Emulation". Il n'y présente pas d'oeuvres gravées, mais uniquement des peintures et des dessins, qui témoignent déjà d'un certain attrait pour le paysage. En plus de ses activités de peintre et de graveur, il est aussi illustrateur. Il collabore notamment au livre d'Alfred Lavachery Contes et nouvelles. Plus tard, pour le même auteur, il réalise Les Lourty, ainsi que des lettrines pour Les chansons éternelles de Paul Redonnel. Cette même année, il voyage en Algérie, puis expose de nouveau à la "Salle Figaro" et au "Salon des Cents" à Paris.

Il reçoit une critique plus que favorable. Le 25 septembre 1899, François Maréchal épouse Victorine Deguée, celle-ci lui servira souvent de modèle. Cette même année, le couple quitte provisoirement la ville pour Hermalle-sous-Argenteau. Durant toute sa carrière, Maréchal sera un artiste nomade, changeant très souvent de domicile pour assouvir sa soif de création.

En 1902, il reçoit la bourse de la fondation Darchis et part pour l'Italie. Après avoir visité Milan, Florence, et Rome, Maréchal s'installe à Tivoli. C'est là qu'il est séduit par la beauté de la campagne italienne. Durant son séjour, il rencontre le naturaliste Vaccari qui lui communique sa passion pour les insectes et les fleurs. De ce voyage d'étude, il ramène de nombreuses vues panoramiques de la campagne romaine. Dans ses planches, il a souvent intégré différentes représentations d'insectes.

Pendant l'été 1904, la famille Maréchal est de retour à Liège. En 1906, l'artiste est nommé professeur à l'Académie des Beaux-Arts. De 1913 à 1920, il succède à Adrien de Witte au poste de directeur de l'Académie. En 1921, il crée le premier cours de gravure, et forme de nombreux artistes comme Jean Donnay. Le 8 juillet 1945, François Maréchal meurt à Liège, dans une maison de retraite de la rue Xhovémont.


Vers 1850, en France, un groupe de jeunes artistes tente de ranimer l'art de la gravure. A l'époque, ce procédé est réduit au simple rôle de reproduction. Pour affranchir leur art, ils choisissent la technique la plus libre de la gravure : l'eau forte. En 1861, ils créent la "société des aquafortistes français". Cette libération aboutit à la production d'oeuvres de qualité remarquable.

Au même moment, à Liège, la gravure semble en perdition, mais ne tarde pas à connaître une renaissance totale. En effet, quelques artistes liégeois sont sensibles à la démarche de leurs confrères français, Sous l'impulsion d'Adrien de Witte apparaît une nouvelle génération de peintres graveurs. Autour de lui, ces jeunes artistes vont se réunir pour échanger leurs impressions sur les diverses recherches en cours. Ce petit cénacle composé d'Armand Rassenfosse, François Maréchal, Auguste Donnay et Emile Berchmans est généralement appelé le "groupe des quatre". Animés des mêmes préoccupations, ils s'intéressent beaucoup aux traités techniques, et principalement à celui publié en 1866 par Maxime Lalanne : Traité de la gravure à l'eau forte. Malgré un tempérament artistique différent, tous ont contribué à remettre à l'honneur la gravure liégeoise à la fin du XIXe siècle.


Elèves de François Maréchal à l'Académie des Beaux-Arts de Liège

DAXHELET Paul
DONNAY Jean
DELFOSSE Joseph (1903)
LAFNET Luc (1915)
BONVOISIN Joseph (1919-1924

Oeuvres de François Maréchal conservées à l'Université de Liège

Première période liégeoise (1888-1902)


Période italienne (1902-1905)


1888

1889

1890

1891

1892

1893

1894

1895

1896

1898

Dessins

Deuxième période liégeoise (1905-1944)


Monotypes

Eaux-fortes

1906

1911

1913

1925

1927

1928

Dessins

L'Album de l'Exposition Universelle de l'Eau - Liège 1939


François Maréchal : bibliographie

Albert de NEUVILLE, François Maréchal, peintre, dessinateur et graveur liégeois, dans Wallonia, tome XIV, 1906, pp. 1-27.
Maurice DES OMBIAUX, Quatre artistes liégeois. A. Rassenfosse, Fr. Maréchal, A. Donnay, E. Berchmans, Bruxelles, 1907.
Maréchal, dans Ulrich THIEME et Felix BECKER, Allgemeines Lexikon der bildenden Kùnstler von der Antike bis zur Gegenwart, t. XXIV, Leipzig, 1930, p. 81.
Maurice KUNEL, François Maréchal. Aquafortiste, Liège, 1931.
Jules BOSMANT, Les peintres, graveurs et sculpteurs liégeois au XIXe siècle, Liège, 1950, pp. 19-25.
Le Cabinet des Estampes. Trente années d'acquisitions. 1930-1960, catalogue d'exposition, Bruxelles, Bibliothèque Royale de Belgique, 1961, p. 79-80.
E. BENEZIT, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Paris, Librairie Gründ, 1976, tome VII, p. 173.
François Maréchal, catalogue d'exposition, Liège, Cabinet des Estampes, 1980.
L'affiche en Wallonie à travers les collections du Musée de la Vie Wallonne, catalogue d'exposition, Liège, 1980.
P. & V. BERKO, Dictionnaire des peintres belges nés entre 1750 & 1875, Bruxelles, Laconti, 1981, p. 451.
Paul-Henry BLEUZET, L'oeuvre peint et gravé de François Maréchal (1861-1945), mémoire de licence, Université de Liège, 1985-1986.
Régine REMON, MARECHAL François, dans Le Dictionnaire des Peintres belges du XIVe siècle à nos jours depuis les premiers maîtres des anciens Pays-bas méridionaux et de la Principauté de Liège jusqu'aux artistes contemporains, Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1995, p. 715. (le Dictionnaire des Peintres belges sur internet : site de l'IRPA : Balat)
David BRONZE et Sabine DE LA HAYE, François Maréchal - L'évidence du secret. Tenants et aboutissants d'une oeuvre symboliste : Les premières fleurs, dans Art&Fact - n° 17 - L'arbre que cache la forêt, Liège, 1998, p. 39-45.
Alexia CREUSEN, De l'estampe à la sérigraphie. L'image imprimée en Wallonie des origines à nos jours, Bruxelles, Crédit Communal / La Renaissance du Livre, 2000, p. 207-242.
Vers la modernité. Le XIXe siècle au Pays de Liège, catalogue d'exposition, Liège, 2001.
Reflets d’Italie, catalogue d’exposition, Liège, Collections artistiques de l’Université, 2006, notice 27.


Notices rédigées sur base de :

Caroline FRANCOIS (2ème licence en histoire de l'art et archéologie, syllabus, cours d'histoire de la gravure, Université de Liège, année académique 1999-2000)

Université de Liège - Service des Collections artistiques - E-mail : wittert@ulg.ac.be

Page créée le 28 septembre 1999 - modifiée le 8 septembre 2007


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