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Université de Liège (Belgique) - Collections artistiques - Florilège

Francisco de GOYA (Fuendetodos, 1746 - Bordeaux, 1828)


Francisco de Goya y Lucientes naît le 30 mars 1746, à Fuendetodos (Aragon, près de Saragosse), il est le fils de José Goya, maître-doreur et de Gracia Lucientes.

Vers 1760, Goya étudie la peinture à Saragosse chez José Luzan. Il quitte la ville à la suite d'aventures douteuses. Il est à Madrid en 1763 et se présente au concours de l'Académie, auquel il échoue. En 1766, il échoue au concours triennal de l'Académie de Madrid.

Entre 1767 et 1770, Goya quitte Madrid pour la France, puis l'Italie. Il est à Rome en 1771. En avril, il participe au concours de peinture de l'Académie de Parme ; il obtient six voix mais pas de prix. Il rentre en juin à Saragosse. En juillet 1773, Francisco Goya épouse Josefa Bayeu, la soeur de Francisco Bayeu, âgée de 26 ans. Il s'installe à Madrid. En 1775, Bayeu procure à Goya une importante commande, à Madrid : des cartons pour la Manufacture Royale de Santa Barbara. Le 21 janvier 1777 Josefa donne naissance à Madrid au premier fils de Goya, mort en bas âge.

En 1780, Goya est nommé académicien de mérite à l'Académie de San Fernando ; ses relations avec son beau-frère Bayeu se déteriorent.

José Goya, le père de l'artiste, meurt en 1781. Le 2 décembre 1784, Josefa donne naissance à un garçon, Francisco-Javier. En 1785, Goya fait la connaissance du marquis et de la marquise de Penafiel. Sa mère, Gracia Lucientes meurt la même année.

Le 4 mai 1785, Goya est nommé directeur adjoint de la peinture à l'Académie de San Fernando. Le 25 juin 1786, Goya est nommé peintre du Roi d'Espagne, au traitement fixe de 15.000 réaux par an. Le 30 avril 1789, Goya est nommé peintre du roi d'Espagne, par Carlos IV (Charles IV). En 1790, Goya est éloigné de la cour, où il perd ses protecteurs.

A l'automne 1792, il voyage à Cadix où il tombe gravement malade et paralysé. Après plusieurs mois de maladie, Goya se remet, mais reste affaibli physiquement et complètement sourd. Son beau-frère Francisco Bayeur meurt en 1795. Goya est nommé directeur de la peinture à l'académie de San Fernando à Madrid. En 1796-1797, on prête à Goya une liaison avec Maria-Cayetana, duchesse d'Albe.

En 1797, Goya abandonne sa charge de directeur de la peinture à l'académie de San Fernando, pour raisons de santé. Il commence à graver les " Caprices " (" Los Caprichos "). Entre août et novembre 1798, Goya peint la coupole de la chapelle royale de San Antonio de la Florida. En février 1799, Goya publie le recueil des " Caprices " : les eaux-fortes sont retirées de la vente après quelques jours. Goya est nommé premier peintre de la Cour d'Espagne. En 1800, Goya déménage de son habitation de la rue del Desengano, pour aller habiter en face, dans une maison qu'il achète pour 234.000 réaux.

En 1805, Francisco-Javier de Goya, fils de Goya, épouse Gumersinda Goicoechea, apparentée à la famille qui contrôle la Banque de Saint-Charles (Banco de San Carlos). Son petit-fils, Mariano Goya naît en 1806. En juin 1812, son épouse Josefa Bayeu meurt à l'âge de 65 ans. Un inventaire, dressé pour partager les biens entre Goya et son fils, estime la fortune du peintre à 360.000 réaux. En 1819, Goya vit avec Leocadia Weiss, une jeune veuve, parente de sa belle-fille, et sa fille Rosario.

Le 24 juin 1824, Goya arrive à Bordeaux. Il séjourne à Paris en juillet et, en septembre, s'installe à Bordeaux, où Léocadia Weiss, et sa fille Rosario, le rejoignent. En 1826, Goya effectue un court séjour à Madrid, où il revoit Francisco-Javier, âgé de 42 ans, le seul de ses fils qui ait survécu.

Goya meurt à Bordeaux le 16 avril 1828.


Les Caprices, par Francisco de Goya

Réalisée entre 1793 et 1798, la série des Caprices a été éditée pour la première fois en 1799 : en 80 planches, Goya développe une violente satire humaine et sociale à travers laquelle il entend dénoncer les travers et les vices communs à tous les hommes. Les Caprices sont autant une satire qu'un miroir des profondeurs de l'inconscient : de nombreuses planches laissent en effet entrevoir des abîmes de l'âme qui dépassent de loin les conventions habituelles de la satire sociale. La vie, la mort, l'amour, la sexualité, la cupidité, la vanité, la sottise, la cruauté, ... prennent dans les Caprices une dimension dont Goya lui-même percevait sans doute la violence : dans l'introduction au recueil et dans les légendes de ses images, l'auteur s'évertue à mettre en évidence leur portée moralisatrice. Goya fit retirer les Caprices de la vente après quelques jours : pour éviter les foudres de l'inquisition, Goya offrit habilement les planches et les exemplaires restants à la Chalcographie royale.

Planche 19 : Todos Caeran
Planche 66 : Alla va eso

Los Caprichos (catalogue complet :
site InfoGoya, Université de Saragosse)


Todos Caeran (Tous tomberont), par Francisco de Goya


Eau-forte et aquatinte
19 x 13 cm
Non signé et non daté
Acquisition 1995
Inventaire 26215

Commentaire de Goya : "Chose étrange, ceux qui tombent n'apprennent rien de l'exemple de ceux qui sont tombés avant eux. Mais il n'y a rien à faire tous tomberont." Dans cette planche, Goya évoque avec humour la passion amoureuse quand elle s'empare des hommes et les fait tomber entre les mains des femmes : au sommet de l'arbre se tient un oiseau femelle, qui attire les hommes. Quand ils tombent au pied de l'arbre, deux jeunes femmes et une vieille entremetteuse leur arrachent les plumes du croupion


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Alla va eso (Ca va par là), par Francisco de Goya



Eau-forte et aquatinte
18,8 x 12,1 cm
Non signé et non daté
Acquisition 1995
Inventaire 26214

Commentaire de Goya : "La sorcière chevauche un diable estropié. Ce misérable diable, dont tout le monde se moque, est souvent utile, après tout."


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Francisco de Goya : bibliographie

A..L. MAYER, Goya, dans Ulrich THIEME et Felix BECKER, Allgemeines Lexikon der bildenden Kùnstler von der Antike bis zur Gegenwart, t.XIV, Leipzig, 1921, p. 456-460.
E. LAMBERT, Goya. L'oeuvre gravé, Paris, 1948.
Enrique LAFUENTE FERRARI, Goya. Gravures et lithographies. Oeuvre complète, Paris, Arts et Métiers Graphiques, 1961.
Anton DIETERICH, Goya. Dessins, Paris, Chêne, 1975.
E. BENEZIT, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Paris, Librairie Gründ, 1976, tome V, p. 140-145.
Tomas HARRIS, Goya. Engravings and Lithographs, San Francisco, Alan Wofsy Fine Arts, 1983.

Francisco de Goya : sur Internet

Info Goya (Université de Saragosse)
Goya (y Lucientes), Francisco (José) de (artnet.com, The Grove Dictionary of Art)
Francisco Goya (The Artchive)
Francisco de Goya on the Internet (USA, Artcyclopedia)
oeuvres de Goya :
Agence photographique de la Réunion des Musées Nationaux (France)


Université de Liège - Service des Collections artistiques - E-mail : wittert@ulg.ac.be

Page créée le 4 octobre 1999 - modifiée le 23 mai 2007


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