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Université de Liège (Belgique) - Collections artistiques - Florilège

Albrecht DÜRER (Nuremberg, 1471 - 1528)

Albrecht Dürer - Apocalypse -Sujets mythologique - la Mélancolie - le Rhinocéros


L'Apocalypse d'Albrecht Dürer

Saint Jean devant la Vierge
Le Martyr de saint Jean l'Evangéliste
La vision des sept chandeliers
Saint Jean appelé aux Cieux
Les Quatre Cavaliers
La Chute des Etoiles
Les Quatre Anges rétenteurs des vents et l'Onction des Elus
Les Sept Sonneries de trompettes des Anges
Les Quatre Anges de l'Euphrate
Saint Jean dévorant le Livre
La Femme vêtue de soleil et le Dragon à sept têtes
Le Combat de saint Michel contre le Dragon
Le Dragon à sept têtes et la Bête aux cornes d'agneau
L'Adoration de l'Agneau- Le Cantique des Elus
La Grande Prostituée de Babylone
L'Ange à la clef de l'Abîme

En 1497-1498, Dürer réalise quinze xylographies d'après l'Apocalypse de saint Jean l'Evangéliste. L'oeuvre de Dürer n'est pas un travail d'illustration commandé par un éditeur. L'artiste est le maitre d'oeuvre. L'Apocalypse de Dürer est le premier livre conçu et publié par un artiste.

En 1498, Dürer édite deux versions de l'ouvrage, l'une en allemand et l'autre en latin. Une seconde édition en latin sera publiée en 1511. Les planches conservées aux Collections artistiques proviennent de l'édition de 1511, excepté la planche des Quatre Cavaliers (inventaire n° 29321) qui est un retirage ultérieur.

L'Apocalypse, littéralement ApokalupsiV "la Révélation", est un texte en vers écrit par saint Jean l'Evangéliste dans les dernières décennies du premier siècle.



Saint Jean devant la Vierge



Gravure sur bois
35 x 23,2 cm
Legs Wittert (1903)
Inventaire n° 8375

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L'Apocalypse, par Albrecht


Le Martyr de saint Jean l'Evangéliste



Gravure sur bois
1497-1498
38,8 x 28,2 cm
Monogrammé
Legs Wittert (1903)
Inventaire n° 9931

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Selon la tradition, saint Jean aurait été torturé à Rome, sous l'empereur Domitien, et plongé dans une cuve d'huile bouillante devant la Porta latina. Il tut ensuite banni à Patmos, une îIe de la mer Egée, où il rédigea le texte de l'Apocalypse. Saint Jean est mort vers 100.


L'Apocalypse, par Albrecht Dürer


La vision des sept chandeliers



Gravure sur bois
1497-1498
39,7 x 28,2 cm
Monogrammé
Legs Wittert (1903)
Inventaire n° 1098

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Je me retournai pour regarder la voix qui me parlait; et m'étant retourné, je vis sept candélabres d'or entourant comme un Fils d'homme, revêtu d'une longue robe serrée à la taille par une ceinture en or.

Sa tête avec ses cheveux blancs, est comme de la laine blanche, ou de la neige, ses yeux comme une flamme ardente, ses pieds pareils à de l'airain précieux que l'on aurait purifié au creuset, sa voix comme le mugissement des grandes eaux.

Dans sa main droite il a sept étoiles, et de sa bouche sort une épée effilée, à double tranchant, et son visage, c'est comme le soleil qui brille dans tout son éclat.

A sa vue, je tombai à ses pieds, comme mort ; mais lui me toucha de sa main droite en disant :" Ne crains rien, C'est moi, le Premier et le Demier, le Vivant ; j'ai été mort et me voici vivant pour les siècles des siècles, détenant la clé de la mort et de l'Hadès. Ecris donc tes visions le présent et ce qui doit arriver plus tard.

Quant au mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite et des sept candélabres d'or, le voici : les sept étoiles sont les Anges des sept Eglises ; et les sept candélabres sont les sept Eglises." (Apocalypse, I, 12-20)


L'Apocalypse, par Albrecht Dürer


Saint Jean appelé aux Cieux



Gravure sur bois
1497-1498
39,3 x 28,1 cm
Monogrammé
Legs Wittert (1903)
Inventaire n° 1093

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Alors j'aperçus dans la main droite de Celui qui siège sur le trône un livre roulé, écrit au recto et au verso et scellé de sept sceaux. Et je vis un Ange puissant proclamant à pleine voix : "Qui est digne d'ouvrir le livre et d'en briser les sceaux ?"

Mais nul n'était capable, ni dans le ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, d'ouvrir le livre et de le lire.

Et moi, je pleurais fort de ce que nul ne s'était trouvé digne d'ouvrir le livre et de le lire. L'un des Vieillards me dit alors : "Ne pleure pas: il a remporté la victoire, le Lion de la tribu de Juda, le rejeton de David; il ouvrira donc le livre aux sept sceaux."

Alors j'aperçus, debout entre le trône aux quatre Vivants et les Vieillards, un Agneau, comme égorgé, portant sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu en mission pour toute la terre.

Et l'Agneau s'en vint prendre le livre dans la main droite de Celui qui siège sur le trône. Quand il l'eut pris, les quatre Vivants se prosternèrent devant l'Agneau, ainsi que les vingt-quatre Vieillards tenant chacun une harpe, et des coupes d'or pleines de parfum, les prières des saints. (Apocalypse, V, 1-8)


L'Apocalypse, par Albrecht Dürer


Les Quatre Cavaliers

Gravure sur bois
1497-1498
39,4 x 28,1 cm
Monogrammé
Legs Wittert (1903)
Inventaire n° 29321

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Et ma vision se poursuivit.

Lorsque l'Agneau ouvrit le premier des sept sceaux, j'entendis le premier des quatre Vivants crier comme d'une voix de tonnerre : " Viens ! "

Et voici qu'apparut à mes yeux un cheval blanc; celui qui le montait tenait un arc : on lui donna une couronne, puis il s'en alla vainqueur, et pour vaincre encore.

Lorsqu'il ouvrit le deuxième sceau, j'entendis le deuxième Vivant crier : " Viens !"

Alors surgit un autre cheval, rouge-feu ; celui qui le montait, on lui donna de bannir la paix hors de la terre, et que l'on s'egorgeât les uns les autres; on lui donna une grande épée.

Lorsqu'il ouvrit le troisième sceau, j'entendis le troisième Vivant crier : "Viens !"

Et voici qu'apparut à mes yeux un cheval noir; celui qui le montait tenait à la main une balance; et j'entendis comme une voix, du milieu des quatre Vivants, qui annonçait : "Un litre de blé pour un denier, trois litres d'orge pour un denier ! Quant à l'huile et au vin, ne les gâche pas !"

Lorsqu'il ouvrit le quatrième sceau, j'entendis le cri du quatrième Vivant : " Viens !"

Et voici qu'apparut à mes yeux un cheval verdâtre; celui qui le montait, on le nomme la Peste ; et l'Hadès le suivait. Alors on leur donna pouvoir sur le quart de la terre, pour exterminer par l'épée, par la faim, par la peste et par les fauves de la terre. (Apocalypse, VI, 1-8)


L'Apocalypse, par Albrecht Dürer


La Chute des Etoiles



Gravure sur bois
1497-1498
39,4 x 28,3 cm
Monogrammé
Legs Wittert (1903)
Inventaire n° 9934

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Lorsqu'il ouvrit cinquième sceau, j'aperçus sous l'autel les âmes de ceux qui furent egorgés pour la Parole de Dieu et le témoignage qu'ils avaient rendu.

Ils se mirent à crier d'une voix puissante : "Jusques à quand Maître saint et vrai, tarderas-tu à faire justice, à tirer vengeance de notre sang sur les habitants de la terre?" Alors on leur donna à chacun une robe blanche en leur disant de patienter encore un peu le temps que fussent au complet leurs compagnons de service et leurs frères qui doivent être mis à mort comme eux.

Et ma vision se poursuivit.

Lorsqu'il ouvrit le sixième sceau, alors il se fit un violent tremblement de terre, et le soleil devint aussi noir qu'une étoffe de crin, et la lune devint tout entière comme du sang, et les astres du ciel s'abattirent sur la terre comme les figues avortées que projette un figuier tordu par ta bourrasque, et le ciel disparut comme un livre qu'on roule, et les monts et les îles s'arrachèrent de leur place ; et les rois de la terre, et les hauts personnages, et les grands capitaines, et les gens enrichis, et les gens influents, et tous enfin, esclaves ou libres, ils allèrent se terrer dans les cavernes et parmi les rochers des montagnes, disant aux montagnes et aux rochers : "Croulez sur nous et cachez-nous loin de Celui qui siège sur le trône et de la colère de l'Agneau."

Car il est arrivé, le Grand Jour de sa colère et qui donc peut tenir ?

(Apocalypse, VI, 9-17)


L'Apocalypse, par Albrecht Dürer


Les Quatre Anges rétenteurs des vents et l'Onction des Elus



Gravure sur bois
1497-1498
39,5 x 28,2 cm
Monogrammé
Legs Wittert (1903)
Inventaire n° 9935

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Après quoi j'aperçus quatre Anges debout aux quatre coins de la terre, retenant les quatre vents de la terre pour qu'il ne soufflât point de Vent, ni sur la terre, ni sur la mer, ni sur aucun arbre.

Puis i'aperçus un autre Ange monter de l'Orient, portant le sceau du Dieu vivant; il cria d'une voix puissante aux quatre Anges auxquels il fut donné de malmener la terre et la mer :

"Attendez pour malmener la terre et la mer et les arbres, que nous ayons marqué au front les serviteurs de notre Dieu."

Et j'appris combien furent alors marqués du sceau : cent quarante quatre mille, de toutes les tribus des enfants d'lsraël. (Apocalypse, VII, 1-4)


L'Apocalypse, par Albrecht Dürer


Les Sept Sonneries de trompettes des Anges

Gravure sur bois
1497-1498
39,3 x 28,1 cm
Monogrammé
Legs Wittert (1903)
Inventaire n° 1096

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Lorsqu'il ouvrit enfin le septième sceau, il se fait au ciel un silence d'une demi-heure environ. Je vis alors les sept anges en faction devant Dieu : on leur donna sept trompettes. Survint un autre ange qui se plaça près de l'autel, un encensoir d'or à la main. On lui remit quantité de parfums à offrir avec les prières de tous les saints sur l'autel d'or qui fait face au trône. Ainsi la fumée des parfums s'éleva avec les prières des saints, de la main de l'ange en face de Dieu. Cela fait, l'ange reprit l'encensoir, le remplit de braises de l'autel et les lança sur terre : il en advint coups de tonnerre, voix, éclairs et séismes.

Et les sept anges aux trompettes s'apprêtèrent à en sonner.

Le premier sonna de la trompette : une grêle de feu mêlée de sang se précipita sur le sol ; le tiers du sol brûla ainsi que le tiers des arbres et toute plante verte.

Le deuxième ange sonna de la trompette : une sorte de grande montagne ardente se précipita dans la mer ; le tiers de la mer tourna en sang, le tiers des créatures marines animées mourut et le tiers des bateaux fut détruit.

Le troisième ange sonna de la trompette : il chut du ciel une grande étoile qui flambait comme une torche, elle tomba sur le tiers des fleuves et sur les sources.

Cette étoile s'appelle "l'Absinthe". Ainsi le tiers des eaux tourna en absinthe et bien des gens moururent d'avoir bu ces eaux empoisonnées.

Le quatrième ange sonna de la trompette : le tiers du soleil de la lune et des étoiles furent frappés, si bien qu'ils s'obscurcirent d'un tiers, que le jour perdit autant de sa clarté et la nuit pareillement. A ce point de ma vision j'entendis un aigle qui planait au zénith dire à haute voix : " Malheur ! Malheur ! malheur aux habitants de la terre à cause des dernières sonneries de trompettes dont les trois anges vont sonner" (Apocalypse VIII, 1-13)

Et le cinquième Ange sonna…Alors j'aperçus un astre qui de ciel avait chu sur la terre.

On lui remit la clé du puits de l'abîme.

Lorsqu'il eut ouvert ce puits, il en monta une fumée comme celle d'une immense fournaise - le soleil et l'atmosphère en furent obscurcis (Apocalypse, IX, 1-2)


L'Apocalypse, par Albrecht Dürer


Les Quatre Anges de l'Euphrate



Gravure sur bois
1497-1498
39,4 x 28,3 cm
Monogrammé
Legs Wittert (1903)
Inventaire n° 9936

                  

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Et le sixième ange sonna. Alors j'entendîs une voix venant des quatre cornes de l'autel placé devant Dieu ; elle dit au sixième Ange portant trompette : "Relâche les quatre Anges enchaînés sur le grand fleuve Euphrate."

Et l'on déchaîna les autres Anges qui se tenaient prêts pour l'heure et le jour et le mois et l'année, afin d'exterminer le tiers des hommes.

Leur armée comptait deux cent millions de cavaliers : on m'en précisa le nombre. Tels m'apparurent en vision les montures et leurs cavaliers : ceux-ci portent des cuirasses de feu, d'hyacinthe et de soufre ; quant aux chevaux, leur tête est comme celle du lion, et leur bouche crache feu et fumée de soufre.

Alors le tiers des hommes fut exterminé par ces trois fléaux : le feu, la fumée et le soufre vomis de la bouche des chevaux.

Car la puissance des chevaux réside en leur bouche : elle réside aussi dans leurs queues celles-ci, en effet, ainsi que des serpents, sont munies de têtes, dont elles se servent pour nuire.

(Apocalypse, lX, 13-19)


L'Apocalypse, par Albrecht Dürer


Saint Jean dévorant le Livre



Gravure sur bois
1497-1498
39,1 x 28,4 cm
Monogrammé
Legs Wittert (1903)
Inventaire n° 9937

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Puis la voix du ciel, que j'avais entendue, me parla de nouveau : "Va prendre le petit livre ouvert dans la main de l'ange debout sur la mer et sur la terre."

Je m'en fus alors prier l'Ange de me remettre le petit livre et lui me dit : "Tiens, mange-le, il te remplira les entrailles d'amertume, mais en ta bouche il aura la douceur du miel."

Je pris le petit livre de la main de l'Ange et l'avalai, dans ma bouche, il avait la douceur du miel, mais quand je l'eus mangé, iIl remplit mes entrailles d'amertume.

(Apocalypse, X, 8-10)


L'Apocalypse, par Albrecht Dürer


La Femme vêtue de soleil et le Dragon à sept têtes



Gravure sur bois
1497-1498
39,2 x 27,9 cm
Monogrammé
Legs Wittert (1903)
Inventaire n° 9938

                  

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Un signe grandiose apprut au ciel : c'est une Femme ! le soleil l'enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête; elle est enceinte et crie dans les douleurs et le travail de l'enfantement.

Puis un second signe apparut au ciel : un énorme Dragon rouge-feu à sept têtes et dix cornes, chaque tête surmontée d'un diadème.

Sa queue balaie le tiers des étoiles du ciel et les précipite sur la terre. En arrêt devant la Femme en travail, le Dragon s'apprête à dévorer son enfant aussitôt né.

Or la Femme mit au monde un entant mâle, celui qui doit mener toutes les nations avec un sceptre de fer.

(Apocalypse, XII, 1-5)


L'Apocalypse, par Albrecht Dürer


Le Combat de saint Michel contre le Dragon



Gravure sur bois
1497-1498
39,5 x 28,8 cm
Monogrammé
Legs Wittert (1903)
Inventaire n° 9939

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Alors une bataille s'engagea dans le ciel : Michel et ses Anges combattirent le Dragon. Et le Dragon riposta appuyé par ses Anges, mais ils eurent le dessous et furent chassés du ciel.

On le jeta donc, l'énorme Dragon, l'antique Serpent, le Diable ou le Satan, comme on l'appelle, le séducteur du monde entier, on le jeta sur la terre et ses Anges furent jetés avec lui.

(Apocalypse, XII, 7-9)


L'Apocalypse, par Albrecht Dürer


Le Dragon à sept têtes et la Bête aux cornes d'agneau



Gravure sur bois
1497-1498
39,2 x 28,1 cm
Monogrammé
Legs Wittert (1903)
Inventaire n° 1092

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Alors je vis surgir de la mer une Bête portant sept têtes et dix cornes, sur ses cornes dix diadèmes, et sur ses têtes des titres blasphématoires.

Cette bête ressemblait à une panthère, avec des pattes comme celles d'un ours et la gueule comme une gueule de lion; et le Dragon lui transmit sa puissance et son trône avec un empire immense.

L'une de ses têtes paraissait blessée à mort, mais sa plaie mortelle avait été guérie : alors, émerveillée, la terre entière suivit la Bête.

On se prosterna devant le Dragon, parce qu'il avait remit l'empire à la Bête; et l'on se prosterna devant la Bête en disant : "Qui égale la Bête, et qui peut lutter contre elle ?"

(Apocalypse, XIII, 1-4)

Et voici qu'apparut à mes yeux une nuée blanche sur laquelle était assis comme un Fils d'homme, ayant sur la tête une couronne d'or et dans la main une faucille aiguisée .

(Apocalypse, XIV, 14)


L'Apocalypse, par Albrecht Dürer


L'Adoration de l'Agneau- Le Cantique des Elus



Gravure sur bois
1497-1498
30,3 x 20 cm
Monogrammé
Legs Wittert (1903)
Inventaire n° 1095

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Je regardai, et voici, l'agneau se tenait sur la montagne de Sion et avec lui cent quarante-quatre mille personnes qui avaient son nom et le nom de son Père écrits sur le front.

(Apocaypse, XIV, 1)

Après cela, je regardai, et voici, il y avait une grande foule, que personne ne pouvait compter, de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, de toute langue. Ils se tenaient devant le trône et devant l'Agneau, revêtus de robes blanches

Et ils criaient d'une voix forte, en disant : "Le salut est à notre Dieu qui est assis sur le trône et à l'agneau."

(Apocalypse, VII, 9-10)


L'Apocalypse, par Albrecht Dürer


La Grande Prostituée de Babylone

Gravure sur bois
1497-1498
39,2 x 28,8 cm
Monogrammé
Legs Wittert (1903)
Inventaire n° 1088

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Puis un des sept anges qui tenaient les sept coupes vint et il m'adressa la parole, en disant : "Viens, je te montrerai le jugement de la grande prostituée qui est assise sur les grandes eaux. C'est avec elle que les rois de la terre se sont livres à l'impudicité, et c'est du vin de son impudicité que les habitants de la terre se sont enivrés."

Et il me transporta en esprit dans un désert. Et je vis une femme assise sur une bête écarlate, pleine de noms de blasphème, ayant sept têtes et dix cornes.

Cette femme était vêtue de pourpre et d'écarlate, et parée d'or, de pierres précieuses et de perles. Elle tenait dans sa main une coupe d'or, remplie d'abominations et des impuretés de sa prostitution.

Sur son front était inscrit un nom, un mystère : Babylone la grande, la mère des impudiques et des abominations de la terre.

(Apocalypse, XVII, 1-5)

Un Ange puissant prit alors une pierre, comme une grosse meule, et la jeta dans la mer en disant : "Ainsi, d'un coup, on jettera Babylone, la grande cité, on ne la verra jamais plus."

(Apocalypse, XVIII, 21)


L'Apocalypse, par Albrecht Dürer


L'Ange à la clef de l'Abîme

Gravure sur bois
1497-1498
39,3 x 28,3 cm
Monogrammé
Legs Wittert (1903)
Inventaire n° 1090

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Puis je vis un Ange descendre du ciel, tenant à la main la cIel de l'Abîme, ainsi qu'une énorme chaîne.

Il maîtrisa la Dragon, l'antique Serpent - "c'est le Diable, Satan" - et l'enchaîna pour mille années.

Il le jeta dans l'Abîme, tira sur lui les verrous, apposa des scellés, afin qu'il cessât de fourvoyer les natons jusqu'à l'achèvement des milles années. Après quoi, il doit être relâché pour un peu de temps.

(Apocalypse, XX, 1-3)

Puis je vis un ciel nouveau, une terre nouvelle - le premier ciel, en effet, et la première terre ont disparus, et de mer, il n'y en a plus.

Et je vis la Cité sainte, Jérusalem nouvelle, qui descendait du ciel, de chez Dieu ; elle s'est faite belle, comme une jeune mariée parée pour son époux.

J'entendis alors une voix clamer, du trône : "Voici la demeure de Dieu avec les hommes. Il aura sa demeure avec eux ; ils seront son peuple, et lui, Dieu-avec-eux, sera leur Dieu.

Il essuiera toute larme de leurs yeux de mort, il n'y en aura plus, car l'ancien monde s'en est allé.

Il me transporta donc en esprit sur une montagne de grande hauteur, et me montra la Cité sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, de chez Dieu, avec en elle la gloire de Dieu. Elle resplendit autant qu'une pierre des plus précieuses, comme du jaspe cristallin. Elle est munie d'un rempart de grande hauteur pourvu de douze portes près desquelles il y a douze Anges et des noms inscrits, ceux des douze tribus des enfants d'lsraël.

(Apocalypse, XXI, 14 et 10-12).


L'Apocalypse, par Albrecht Dürer



Université de Liège - Service des Collections artistiques - E-mail : wittert@ulg.ac.be
Page créée le 17 février 2000 - modifiée le 24 mars 2011


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