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Université de Liège (Belgique) - Collections artistiques - Florilège

Hieronymus (Jérôme) COCK (vers 1510 - 1570)

Jérôme Cock - Aux Quatre Vents - Ruines de Rome - Paysages avec des scènes bibliques et mythologiques - Les Grands Paysages, d'après Bruegel - Gravures d'après Maerten van Heemskerck


PRAECIPVA ALIQVOT ROMANAE ANTIQVITATIS RVINARVM MONIMENTA, VIVIS PROSPECTIBVS, AD VERI IMITATIONEM AFFABRE DESIGNATA,
par Jérôme Cock (1550-1551)

O. RUINARVM TEMPLI PACIS, PROSPECTVS
P. SEPTIZONII SEVERI IMP CVM CONTIGVIS RVINIS, PROSPECTVS VNVS
R. EX RVINIS THERMARVM ANTONINI PII, PROSPECTVS

La suite, publiée en mai 1551, compte 24 planches.


O. RUINARVM TEMPLI PACIS, PROSPECTVS, par Jérôme Cock


Eau-forte
22,3 x 32,7 cm
Signée et datée 1550
Legs Wittert (1903)
Inventaire n° 11350


Ruines de Rome, par Jérôme Cock

P. SEPTIZONII SEVERI IMP CVM CONTIGVIS RVINIS, PROSPECTVS VNVS, par Jérôme Cock


Eau-forte
22,1 x 31,6 cm
Signée et datée 1550
Legs Wittert (1903)
Inventaire n° 11351

Les ruines représentées sur cette gravure se trouvent sur la colline du Palatin, à Rome, ou plus exactement, au sud-est du Palatin, une zone dominée par la construction des palais de la dynastie des Sévères. A gauche, en avant-plan, se trouvent les restes du septizonium, ce grand nymphée construit sous l’empereur Septime Sévère dans le courant du IIIème siècle avant J-C, connu entre autres grâce à des gravures de la Renaissance, et dont il ne reste aujourd’hui que quelques fragments architectoniques et sculptés. A droite, un peu en retrait, se trouvent les ruines du circus maximus. Ce monument remonte à l’époque julio-claudienne, mais la forme sous laquelle il nous apparaît aujourd’hui date du règne de l’empereur Trajan. En effet, suite à plusieurs incendies et à de nombreuses reconstructions successives durant près de huit siècles, c’est Trajan qui lui donnera sa dimension la plus monumentale. On aperçoit ici l’extrémité du cirque, terminée jadis par un arc de triomphe.  Deux personnages se trouvent à l’avant-plan de la composition, plus ou moins centrés, montrant du doigt les monuments qu’ils ont devant eux, tandis que deux oiseaux se détachent d’un ciel légèrement nuageux.

Les ruines sont intégrées dans un paysage pittoresque, ce qui constitue un bel exemple de l’art du paysage au XVIème siècle, où se manifeste un intérêt croissant de la part des artistes pour la géographie et l’archéologie, suite aux récentes découvertes faites en Italie.

Cette gravure, qui fait partie d’une suite comprenant 24 planches de ruines romaines, est réalisée à l’eau-forte, un procédé qui apparaît au début du XVIème siècle. Cette technique permet une plus grande liberté de mouvement qu’une gravure réalisée au burin, mais produit un résultat tout aussi net et précis.

Il semble probable que Jérôme Cock ait été influencé par des paysagistes tels que son frère Mathieu Cock, Maaerten van Heemskerck, ou encore Pierre Brueghel. En effet, on retrouve chez ces artistes le même thème de petits personnages et d’animaux situés dans un vaste paysage, tout comme dans les paysages idylliques vénitiens du début du siècle, notamment chez Giulio (1482-1514) et Domenico Campagnola (1500-1564).

Kerstin LETERME, 2ème licence en histoire de l’art et archéologie, syllabus, cours d’histoire de la gravure, Université de Liège, année académique 2005-2006.


Ruines de Rome, par Jérôme Cock

R. EX RVINIS THERMARVM ANTONINI PII, PROSPECTVS, par Jérôme Cock


Eau-forte
21,8 x 30,5 cm
Signée et datée 1550
Legs Wittert (1903)
Inventaire n° 11352


Ruines de Rome, par Jérôme Cock

Université de Liège - Service des Collections artistiques - E-mail : wittert@ulg.ac.be

Page créée le 15 mars 2001 - modifiée le 6 septembre 2007


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