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Université de Liège (Belgique) - Collections artistiques - Florilège

Jacopo de Barbari (Venise, vers 1450 - ?, vers 1515)

Jacopo de Barbari
- Thèmes religieux - Mythologie


Mars et Vénus



Reproduction héliographique
29,2 x 18,7 cm
s.d.
Legs Wittert (1903)
Inventaire n° 9588


Le sacrifice à Priape



Reproduction héliographique
23,2 x 16,9 cm
s.d.
Legs Wittert (1903)
Inventaire n° 9589

La gravure représente un thème mythologique peu connu le Sacrifice à Priape, dieu asiatique de la fécondité intégré au panthéon grec comme fils d’Aphrodite et de Dionysos. Deux prêtresses entourent un autel surmonté du buste de Priape. Celle de gauche, le coude droit posé sur une corne d’abondance, brûle de la myrrhe au-dessus de l’autel. La prêtresse de droite tient dans ses bras un enfant qui présente une couronne au dieu. Deux autres femmes apparaissent derrière ce groupe. Le caducée, signature de l’artiste, est accroché à une tablette suspendue à la branche d’un arbre nu situé à gauche. Un mur, ombré de fines lignes parallèles, s’ouvre à droite sur la silhouette d’un arbre.

Les deux prêtresses illustrent parfaitement le canon féminin de Jacopo de Barbari. Gracieuses, le corps légèrement déhanché, les épaules tombantes, elles rappellent d’autres oeuvres de l’artiste comme Judith et sainte Catherine. Leur grâce suggère celle rencontrée  chez ses contemporains, Sandro Botticelli ou Giovanni Bellini. Leurs robes exaltent leur féminité grâce aux plis mouillés qui évoquent l’art de nombreux reliefs antiques. Emile Galichon émet d’ailleurs l’hypothèse que cette gravure s’inspire d’un bas-relief de l’Antiquité.

Jacopo de Barbari privilégie souvent les scènes à un ou deux personnages où le décor se limite à des hachures figurant le sol. Il ajoute, parfois, quelques troncs d’arbres noueux. Cependant, il réalise aussi des compositions plus élaborées tirées de la Bible, par exemple des Sainte Famille, ou de la mythologie, comme ici.

Jacopo de Barbari a gravé une autre version du Sacrifice à Priape, plus petite, en longueur. La scène prend place à l’extérieur, entourée d’arbres dépouillés.

Cette œuvre est une reproduction héliographique d’Amand-Durand. Grâce à un procédé technique qui lui est propre, cet éditeur français du XIXe siècle a sauvegardé les gravures de plusieurs artistes des siècles précédents.

Marie-Amandine GERARD, 2ème licence en histoire de l’art et archéologie, syllabus, cours d’histoire de la gravure, Université de Liège, année académique 2005-2006.


Université de Liège - Service des Collections artistiques - E-mail : wittert@ulg.ac.be

Page créée le 6 septembre 2007 - modifiée le 6 septembre 2007


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