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Université de Liège (Belgique) - Collections artistiques - Florilège

Jean-Joseph Ansiaux (Liège, 1764 - Paris, 1840)


1764 : naissance à Liège de Jean-Joseph Eléonore Ansiaux
1783 : travaille à Paris dans l'ateier de Vincent
1784 : expose au salon de Liège
1840 : décès de Jean-Joseph Eléonore Ansiaux à Paris


Formé à l'Académie de Liège, où il obtient une médaille d'or en 1782, Ansiaux effectue l'essentiel de sa carrière à Paris. Son oeuvre comporte de nombreux portraits (notamment des dignitaires de l'Empire napoléonien), des peintures inspirées par la mythologie, l'histoire et la religion.

Outre la toile des Collections artistiques de l'Université, Liège conserve plusieurs de ses oeuvres L'Assomption, La Résurrection et La Conversion de saint Paul à la cathédrale Saint-Paul, et l'Evocation de la Paix, au Musée de l'Art wallon.


Portraits de Michel-Laurent de Sélys-Longchamps et de Marie-Denise Gandolphe

Les deux toiles forment pendants. Le portrait de Marie-Denise Gandolphe est une copie de la peinture par Ansiaux, par J. de Witte (peut-être J.-B. de Witte de Limnminghe, père du peintre et graveur Adrien de Witte).

L'oeuvre originale - sur laquelle un garçonnet a été ultérieurement ajouté - a été achetée par le couturier Gianni Versace à la vente Sotheby's à Monaco le 22 février 1986.

Les deux toiles ont fait l'objet de copies modernes par Mlle A. Kips pour la collection Maere d'Aertrijke, au château de Longchamps à Waremme.

Peu d'oeuvres d'Ansiaux sont conservées en Belgique. Le Portrait de Michel-Laurent de Selys-Longchamps serait le seul du genre conservé dans une collection publique belge. Cette raison a en partie motivé la restauration des deux toiles, réalisée grâce à l'aide des autorités académiques de l'Université de Liège. La Société Folville s'est chargée de rentoiler les deux oeuvres, de restaurer les zones abîmées en les intégrant par des retouches à l'enduit original, et de les revernir. Le Portrait de Marie-Denise Gandolphe a dû aussi subir une fixation des écaillages. Les cadres ont été restaurés et redorés par G. et P. Liégeois.

La famille de Sélys a aussi donné à l'Université de Liège un important fonds d'archives provenant du château d'Halloy dans la province de Namur.

 

Le baron Michel-Laurent de Sélys-Longchamps (Liège, 1759 - Paris, 1837) entre en politique en 1792 comme conseiller suppléant de la municipalité révolutionnaire de Liège. Après un court exil à Paris, il est tour à tour membre de l'administration départementale pour le canton de Saint--Trond, président de la municipalité de Liège, maire de Liège et représentant du département de l'Ourthe au Corps législatif à Paris, membre des Etats provinciaux de la Province de Liège (1817-1821) et membre du Congrès national pour le district de Waremme (1830-1831).

Marie-Denise Gandolphe (Paris, 1777 - Longchamps-Waremme, 1857) est descendante par sa mère de Jacques Daran, urologue et chirurgien ordinaire de Louis XV. Elle est la fille de Mathieu Gandolphe (1755-1804), avocat au Parlement de Paris. Elle épouse en 1798 l'imprimeur liégeois Jean-Joseph Smits (Liège, 1756 - Paris, 1806), fondateur, en 1785. avec Pierre-Henri Marie Tondu dit Lebrun du Journal général de l'Europe.

Michel-Laurent de Sélys-Longchamps épouse Marie-Denise Gandolphe en 1808. De cette union naissent deux enfants : Amanda-Laurence (1809-1837), mère de Léonie de Waha et Michel-Edmond (1813 - 1900), qui est un des fondateurs du parti libéral en 1846 et président du Sénat de 1880 à 1884. A Paris, Marie-Denise Gandolphe est en relation avec le cercle des artistes liégeois en exil. Plusieurs d'entre eux travaillent pour elle, notamment Joseph Dreppe (Liège, 1737-1810), Jean-Joseph Eléonore Antoine Ansiaux et le sculpteur Henri-Joseph Rutxhiel (Lierneux, 1775 - Paris, 1837). Son second époux est à la base de la reconstruction du château de Longchamps près de Waremme, rare exemple de Style néo-classique en Belgique.

Jean-Joseph Ansiaux : bibliographie

THIEME-BECKER, Allgemeines Lexikon der Bildenden Künstler von der Antike bis zur Gegenwart, Lepizig, 1907.
E. BENEZIT, Dictionnaire critique et documentaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Paris, Librairie Gründ, 1976, tome I, p. 208.
P.& V. BERKO, Dictionnaire des peintres belges nés entre 1750 & 1875, Bruxelles, Laconti, 1981, p. 12.
Daniel COEKELOERGHS, Pierre LOZE (dir.). 1770-1830. Autour du néo-classicisme en Belgique, Bruxelles. Crédit Communal, 1985, p. 145-146.
Jean-Luc GRAULICH, Marie-Denise Gandolphe (1777-1857) et les artistes liégeois du Directoire à l'Empire, dans
Art & Fact n°14 - Art et Pouvoir, Liège, 1995, p. 47-63.
Maïté PACCO, Ansiaux, dans Le Dictionnaire des Peintres belges du XIVe siècle à nos jours depuis les premiers maîtres des anciens Pays-bas méridionaux et de la Principauté de Liège jusqu'aux artistes contemporains, Bruxelles, La Renaissance du Livre, 1995, p. 34-35. (le Dictionnaire des Peintres belges sur internet : site de l'
IRPA : Balat)
Maïté PACCO, La peinture en Wallonie au XVIIIe siècle, dans Un double regard sur 2000 ans d'art wallon, Bruxelles, Crédit Communal / La Renaissance du Livre, 2000, p. 343-357.

Jean-Joseph Ansiaux : sur Internet

oeuvres de Ansiaux :
Agence photographique de la Réunion des Musées Nationaux (France)
exposition
Vers la modernité. Le XIXe siècle au Pays de Liège (Belgique, Liège, 2001-2002)


Université de Liège - Service des Collections artistiques - E-mail : wittert@ulg.ac.be

Page créée le 8 octobre 1999 - modifiée le 16 mai 2007


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