LE PAPIER

Depuis la fin du XIII è S. en Italie et le début du XIV è en France, on met à pourrir des chiffons de lin et on les martèle jusqu'à l'obtention d'une bouillie homogène qui sera étendue sur un châssis en bois. Celui-ci est tissé de fils minces (vergeures) en laiton retenus de fils plus épais (pontuseaux).

Le papier est ensuite disposé entre des feuilles de feutre pour être pressé et seché. Il reçoit un bain de gélatine chaude qui lui donne un aspect satiné.

Etant rigide et cassant, il est trempé dans l'eau puis essoré sous une presse : il devient plus souple et plus réceptif. Le papier est intercalé dans des feuilles de buvard et de carton pour qu'il ne se déforme pas quand l'eau s'évapore. Dans l'angle du papier, on trouve souvent une marque . C'est ce que l'on appelle le filigrane. Il s'agit d'une marque en laiton imprimée dans le papier qui est utile dans l'identification des estampes anciennes.

LA PRESSE

La presse est constituée de deux rouleaux superposés sur un bâti, dont l'un est actionné par une roue.

Entre les rouleaux, on installe des langes de feutre qui transmettent la pression en douceur, pour forcer le papier à descendre dans les tailles.

Entre les deux rouleaux, est disposée une table qui fera passer la plaque gravée, encrée et le papier sous un laminoir. On actionne la roue qui ait avancer la table. Grâce à la pression, l'encre dans les tailles ne peut s'échapper latéralement et donne un trait net. Une fois la plaque passée, on relève les langes puis on décolle la feuille de la plaque. La plaque y a laissé son empreinte en négatif. C'est ce que l'on appelle la cuvette.

Le papier reçoit les tailles encrées en relief positif.