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Université de Liège - Belgique
Service des Collections artistiques
Galerie Wittert

PRINCIPALES DONATIONS - LISTE DES DONATEURS - ACQUISITIONS et DONATIONS RECENTES

DONATEURS

Adrien WITTERT - DRANER - Charles FIRKET - Gustave RUHL-HAUZEUR - André de RASSENFOSSE - Fernand PISART - Idel IANCHELEVICI


Le baron Adrien Wittert

Né à Liège le 11 août 1823, le baron Evrard-Adrien-François-Joseph Wittert descend d'une famille hollandaise qui a compté, au XVIIIe siècle, un bibliophile dont la bibliothèque, riche de 2.193 titres, fut dispersée à La Haye en 1749. Son père, Adrien-Aimé-Thomas, officier d'artillerie au service des Pays-Bas épouse, en 1822, la fille du notaire liégeois Jacques-Joseph Richard, chez qui la famille s'installe, dans l'hôtel Desoer. Un autre fait marquant est le ralliement paternel à la Belgique, à la suite de la Révolution de 1830.

Dès son adolescence, le jeune Adrien commence à réunir la collection à laquelle il consacrera sa vie (hormis ses travaux d'historien dilettante) et l'essentiel de ses importantes ressources. L'accroissement de son patrimoine l'oblige à quitter sa ville natale dès 1873, pour s'établir à Bruxelles, dans un appartement de la rue des Paroissiens, puis à transférer ses collections dans un hôtel situé à Saint-Josse-ten-Noode auquel il finit par annexer une maison voisine !

Adrien Wittert rédige le 20 avril et le 12 octobre 1894 son testament par lequel il lègue toutes ses collections à l'État belge pour l'Université de Liège à la condition qu'elles soient conservées à Liège : "Comme cette donation est faite surtout pour la ville de Liège et ses habitants, je donne à tout Liégeois le droit de réclamer son exécution (...)." Le baron accorde des droits à ses héritiers ou descendants à la condition qu'ils paient annuellement une rente destinée à conserver et à enrichir les collections.

À la mort du mécène, le 14 avril 1903, l'Université accepte le legs et entre en possession d'un héritage évalué à 20.000 volumes, dont 117 manuscrits, de nombreux incunables et éditions anciennes ou rares, 25.000 dessins et gravures, 117 cuivres, une cinquantaine de tableaux, remontant pour la plupart aux XVe et XVIe siècles, et près de 150 objets d'art et de curiosité.

Conformément au voeu d'Adrien Wittert, le produit de la rente a été longtemps affecté à l'achat d'estampes, émanant essentiellement de graveurs liégeois, tels Gilles Demarteau, Adrien de Witte, Auguste et Jean Donnay et François Maréchal. Ce revenu s'est malheureusement transformé en peau de chagrin, à la suite de son rachat par l'État, en 1938.

Jean Housen

 

 

 

 

Université de Liège - Service des Collections artistiques - E-mail : wittert@ulg.ac.be

Page créée le 21 septembre 1999 - modifiée le 14 novembre 2006