|
|
Respirateur de Théodore Schwann (1878)
|
|
Fer, bois, toile, caoutchouc, ca. 95 x 35 x 45 cm Maison de la Métallurgie et de l'Industrie de Liège, en dépôt au Musée de la Mine de Blégny
|
|
|

© Université de Liège, Centre d'Histoire des Sciences et des Techniques
|
|
Le 6 mars 1852, au charbonnage d'Elouges (Hainaut), un coup de grisou provoque la mort d'une soixantaine de mineurs. Peu de temps après, le ministre des travaux publics demande à l'Académie royale de Belgique de créer un prix extraordinaire pour récompenser un procédé permettant de séjourner dans des galeries souterraines envahies par des gaz délétères. Le 5 juin, l'Académie déclare le concours ouvert et fixe son terme au 31 décembre 1853. Schwann entame alors ses premières recherches sur le problème.
L'appareil qu'il présente en 1876 à l'Exposition d'Hygiène et de Sauvetage de Bruxelles est le premier respirateur autonome à circuit fermé; jugé trop lourd par son inventeur, il est rapidement perfectionné. Deux nouvelles versions sont présentées en 1878 à l'Exposition Universelle de Paris.
Le principe du respirateur de Schwann consiste à débarrasser l'air expiré de son anhydride carbonique dans une boîte d'absorption à chaux sodée, puis à le faire passer dans un sac d'oxygène. Cet appareil a inspiré les instruments pour la mesure du métabolisme conçus par Léon Fredericq, et d'autres respirateurs utilisés pour les sauvetages miniers.
Philippe Tomsin
|