Vers la modernité. Le XIXe siècle au Pays de Liège - Thématique - Album d'illustrations

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Joseph KIRSCH
Les travaux du chemin de fer de la petite ceinture dans le quartier Saint-Servais (vers 1877)


Photographie noir et blanc, 21,3 x 27,5 cm
Liège, Collections artistiques de l'Université



Rues Salamandre, des Ravets et de Bruxelles
© Collections artistiques de l'Université de Liège


Le chemin de fer de la petite ceinture a fait l'objet de plusieurs plans par les ingénieurs de l'État. Un projet de 1859 prévoit l'installation d'une station rue des Mineurs, la ligne sortant d'un tunnel passant sous Pierreuse et Volière. La Ville n'étant pas d'accord, Hubert-Guillaume Blonden propose à nouveau l'installation de la gare sur l'île de Commerce. Son idée est vite abandonnée. Quant aux habitants, ils veulent une station à proximité du palais des princes-évêques. Finalement, un projet dressé par l'ingénieur J. Houbotte est approuvé par le Conseil communal en 1865, moyennant toutefois quelques modifications. La Ville agrée le projet définitif en 1867. Si la première partie des travaux de la gare des Guillemins à la rue Table de Pierre est adjugée en novembre 1868, il faut attendre juin 1871 pour que l'autre partie, de ladite rue à la station de Vivegnis, soit attribuée. Le creusement du tunnel sous Pierreuse commence le 27 janvier 1873, le cintrage est entrepris en juin. Enfin, la ligne est mise en service le 1er septembre 1877.

La photographie montre les grosses bâtisses, détruites en octobre 1878, de la rue Salamandre qui est prolongée par un passage protégé à l'emplacement prévu pour les voies. Le muret en oblique est celui de la rue Table de Pierre construit en 1879. Les rues descendantes sont, à gauche, la rue des Ravets et, à droite, la rue de Bruxelles (rue Neuve derrière le Palais avant 1863), élargie en 1879. L'arrivée du chemin de fer au centre-ville a nécessité, entre le tunnel du Mont Saint-Martin et celui sous Pierreuse, la démolition de quelque cent quinze maisons pour le passage des voies et l'installation de la gare. Disparaissent ainsi en partie les rues Fond-Saint-Servais et Salamandre, la rue Table de Pierre (absorbée par les rues de l'Académie et de Bruxelles), la rue des Ravets, la ruelle Pied de Vache, la rue Dessous le Chernaz et quelques impasses. C'est le seul quartier à avoir été ravagé sur l'ensemble de la ligne. En effet, entre les Guillemins et Vivegnis, les voies passent tantôt par des endroits pas ou peu bâtis, tantôt dans de nombreux tunnels.

Le nom de rue de Salamandre est redonné en 1877 au tronçon de voirie prolongeant l'Arvô Sainte-Croix entre les rues Saint-Pierre et Sainte-Croix.

Vanessa Krins

Université de Liège - Culture - exposition Vers la modernité - Liège (5 octobre 2001 - 20 janvier 2002)
2003 - mise à jour : 24 février 2007 - Collections artistiques - e-mail : wittert@ulg.ac.be