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Henri BORREMANS
Ligne de Bruxelles à la frontière de Prusse - Vue des Plans inclinés à Liège (1843)
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Lithographie en couleurs, 20,2 x 24, 8 cm Signé en bas à gauche : Lith. de Gérard; et en bas à droite : Borremans del Daté en bas au centre : Déposé le 22 septembre 1843
Extrait de H. BORREMANS, Vues perspectives des stations et travaux d'art des chemins de fer de la Belgique, Bruxelles, 1845 Liège, Collections artistiques de l'Université
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© Collections artistiques de l'Université de Liège
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Un train descend les plans inclinés et entre en gare à la station de Liège-Haut-Pré après être passé successivement sous les ponts des actuelles rues Émile Vandervelde et En Glain. L'église Notre-Dame-des-Lumières à Glain marque l'horizon. À droite, le bâtiment principal de la station abrite la machinerie servant au fonctionnement des câbles de remontée de la voie. La grande verrière permet au mécanicien de surveiller l'arrivée des trains et le mouvement des câbles. À gauche, le petit bâtiment abrite le générateur de vapeur.
C'est à l'ingénieur Henri Maus et à l'entrepreneur Henri Borguet qu'est due la construction des plans inclinés. Ceux-ci n'ont pas toujours fait l'unanimité. Ainsi, avant même le début des travaux, plusieurs personnes se sont indignées de l'installation d'une gare aux Guillemins, site trop éloigné du centre-ville. Les autorités liégeoises elles-mêmes désiraient une station plus centrale. En 1838, parmi d'autres projets, l'architecte Jean-Noël Chevron fustige les plans inclinés qu'il juge inutiles et propose une alternative : la création d'une gare sur le site de Beauregard, rue Saint-Gilles.
Dès l'installation de l'infrastructure en 1842, les habitants demandent qu'une halte ait lieu. Celle-ci sera un facteur de développement démographique pour le quartier.
Les bâtiments sont démolis en 1879, la machinerie étant devenue obsolète en raison de l'amélioration de la puissance des locomotives.
Vanessa Krins
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