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DEHIN Frères
Ostensoir-tourelle (1892)
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Cuivre coulé, repoussé, ciselé, doré ; argent coulé et ciselé ; pierreries. H. 70,4 cm Signé et daté sur le pied : Dehin Frères à Liège 1892 Liège, église Saint-Denis, en dépôt au Musée d'Art religieux et d'Art mosan à Liège
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©Liège, MARAM - Musée d'art religieux et d'art mosan
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Le pied et la base sont classiquement à six lobes anglés de pointes ; la plinthe en talon est ajourée de quadrilobes et moulurée. La terrasse s'orne de rinceaux et de feuillages en relief, sertis de cabochons. La tige hexagonale gravée de feuillages est coupée par le nœud garni de pierreries ; le stylobate porté par des ailerons crossés est rehaussé de pierreries, d'une bague et d'un pendentif. Le cylindre, enfermant une lunule "de feuillages en brillants", précédé d'un ange à genoux, est flanqué et surmonté d'édicules gothiques ajourés avec arcs, pinacles, quadrilobes… abritant des statuettes argentées du Sacré-Cœur, de la Vierge à l'Enfant, de saint Joseph et d'anges. À la base du couronnement, les symboles des quatre évangélistes.
Inspiré dans ses formes et son ornementation, de l'architecture monumentale du Moyen âge, ce type d'ostensoir se rencontre à travers toute la production néogothique, de 1860 à 1930 environ. Cette pièce un peu clinquante (c'est le lot des monstrances) ne trahit pas trop la production de série.
Philippe Joris
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