|
|
Barthélemy VIEILLEVOYE
Le remords de Caïn (1829)
|
|
Huile sur toile, 140 x 158 cm Signé et daté en bas à droite : J.B. Vieillevoye, Anvers 1829 Verviers, Musées Communaux
|
|
|

Huile sur toile, © Verviers, Musées communaux
|
|
Ce tableau connut une première version, exposée à Gand en 1829, acquise par le roi Guillaume et placée dans un des châteaux royaux de Hollande. Elle est aujourd'hui perdue, mais on en conserve une réplique, réalisée par Vieillevoye pour l'Exposition de Liège de 1834.
L'artiste s'inspire ici d'un texte de Salomon Gessner (1). À partir d'un épisode biblique, le meurtre d'Abel par son frère Caïn, Gessner imagine le retour de Caïn chez lui, l'aveu de son crime à sa femme Méhala et à leurs deux enfants et ses lamentations sur la vie d'errance qui l'attend désormais.
Cette œuvre suscite des rapprochements avec des œuvres françaises bien antérieures que Vieillevoye put voire lors de son séjour parisien en 1824. On peut évoquer Le songe d'Endymion (1790, Paris, Louvre), par Girodet, qui baigne son œuvre d'une même ambiance lunaire. François Xavier Fabre s'inspire du même texte de Gessner pour La mort d'Abel (1790), prétexte à un nu académique et sensuel. Mais le thème choisi par Vieillevoye (l'homme maudit de Dieu et condamné à errer sur la terre) rapproche son œuvre du mouvement romantique.
Bruno Quantin et Nathalie Toussaint
|